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Dis-nous… pourquoi tu cours ?

  • Photo du rédacteur: Lea
    Lea
  • 20 avr.
  • 3 min de lecture

À la mi-mars, j’étais à Paris pour le marathon. Je n’ai pas couru. Pendant longtemps, je me suis dit qu’un marathon, c’était trop long pour moi. Mais peut-être qu’à la fin de cet article… je ne penserai plus pareil.

 

60'000 coureurs au départ. Rien que ce chiffre, je le trouve fou. 60'000 personnes, chacune avec son histoire, son parcours, ses raisons d’être là. Je me suis déplacée à différents endroits du parcours, et ce qui m’a marquée, c’est simple : les sourires. Partout. Malgré les kilomètres, malgré l’effort… les gens étaient bien. Fiers. Heureux d’être là. L’ambiance était magique.

 

Mais le moment le plus fort, c’était l’arrivée. Je suis restée plus de 30 minutes à regarder les finishers défiler, ceux qui terminaient entre 3h30 et 4h30 selon leur départ. Et là… j’avais les larmes aux yeux. Vraiment. Et pourtant, des émotions dans le sport, j’en ai vécues. Quand tes amies deviennent championnes olympiques, forcément, ça fait pleurer aussi. Mais là… c’était différent.

Je regardais des inconnus franchir une ligne d’arrivée, et ça me touchait. Alors je me suis posé la question : pourquoi ? Je crois que la réponse est toute simple. Parce que le sport, ça rassemble. Et que je comprends ce que c’est que d’atteindre son objectif.

Au départ, chacun a sa motivation, son histoire, son “pourquoi”. Mais pendant la course, tout le monde est ensemble. Sur le même parcours, avec le même défi. Et à l’arrivée, tout le monde reçoit sa médaille. Tout le monde a accompli quelque chose.

Sur cette ligne d’arrivée, il y avait de tout : des mamans encouragées par leurs enfants, des papas qui couraient avec leurs fils ou leurs filles, des couples, des amis, des collègues. Certains vivaient leur premier marathon, d’autres en faisaient un rendez-vous annuel. Certains cochaient une case, d’autres réalisaient un rêve. Mais au final, tous avaient parcouru 42,195 km.

 

Et pour moi, c’est ça, la beauté du sport. Mais ça ne s’arrête pas au marathon. Ces émotions, elles existent partout. Sur un premier 5 km, sur la course de son village, sur un 10 km préparé entre deux semaines chargées. Ce qui compte, ce n’est pas la distance. C’est le moment, le chemin, le fait de se lancer.

Avec un peu de structure pour se sentir prêt, avec une motivation ou un coup de pouce de ses copines, et surtout avec du plaisir.

 

Et puis je me suis dit autre chose. Ces 42,195 km… ils ne commencent pas le jour de la course. Ils commencent bien avant, dans les matins où il faut se motiver, dans les journées trop chargées où on hésite à sortir, dans les “j’irai demain”… et puis finalement, on y va quand même. Parce que ce marathon, ce n’est pas juste le jour J. C’est tous ces petits moments qu’on accumule sans vraiment s’en rendre compte. C’est une routine qui s’installe doucement, un moment pour soi, pour respirer, pour déconnecter. Parfois une discussion avec une amie, parfois juste ses propres pensées, parfois juste le vide.

Et au fond, peut-être que l’émotion que j’ai ressentie à l’arrivée venait aussi de là. De tout ce qu’on ne voit pas. Tous les kilomètres invisibles, tous les doutes dépassés, tous les petits choix qui, mis bout à bout, amènent à cette ligne. Et c’est pour ça que peu importe la distance. Un marathon, un 10 km, ou même une première sortie.

 

C’est tout une histoire d’émotions partagées. Alors je crois qu’un jour j’aimerai bien le faire ce marathon, ou un autre défi un peu plus long que 20km. Mais seulement s’il est partagé avec mes deux sœurs. Je me voyais à Paris franchir cette ligne à coté de Ellen et Nadia.

(Ellen découvre cette envie en lisant ce texte 😂)

 

Alors dis-nous… toi, pourquoi tu cours ? 🤍

 

 
 
 

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